Mythopia Blog




3. Juni 2010

Etonnant Mythopia

von Dominique Kuster

En cherchant des alternatives à la conduite traditionnelle moderne de la vigne (c’est-à-dire utilisation de produits divers allant des herbicides, acaricides, fongicides et j’en passe), j’ai découvert que près de chez moi se trouvait un domaine menant des expériences des plus intéressantes.

Il s’agit du domaine de Mythopia que j’ai visité récemment et je n’ai pas été déçu (mes photos).

Ce qui frappe tout de suite le visiteur ce sont ces inter-rangs larges et luxurieusement enherbés. Leurs concepteurs ont mis au point un mélange de légumineuses qui protège le sol, fait office d’engrais vert, améliore la structure du sol et ne pose pas un problème de concurrence hydrique comme le ferait une couche herbacée dominée par les graminées.

Leur objectif, à la fin de la periode de reconversion, est d’y cultiver en bio d’autres espèces entre les rangs: fraises, tomates, seigle, fleurs de rose, etc. Pour l’anectode, il n’y sera par contre pas possible d’y cultiver des cucurbitacées car elles accumulent les composés organochlorés qui y sont répandus depuis des décennies.

Côté traitements, ils expérimentent diverses décoctions d’herbes et des thés de compost, avec pour l’instant de bons résultats et l’utilisation de cuivre est réduite au strict minimum (avec des essais en cours pour s’en passer).

Ils expérimentent l’utilisation de biochar, un charbon de bois intégré dans le sol pour augmenter sa vitalité, capter les éléments polluants et bloquer le CO2 dans le sol.

J’ai également pu y déguster leurs vins, très différents de ce à quoi je suis habitué car il s’agit de vins naturels: pas de chaptalisation, pas de levurage, pas de collage, quasiment pas de filtrations, et pour un des pinots, même pas de sulfitage. Les personnes qui ont du mal à supporter les blancs devraient apprécier.

Ce que j’ai vu est vraiment réjouissant. On peut rêver d’une reconversion de tout le vignoble valaisan: nos côteaux seraient recouverts de fleurs et y bruisseraient d’insectes butineurs et d’oiseaux. Cela parait utopique, mais l’autre alternative est de continuer à tuer la biodiversité, à éroder nos coteaux, à saturer nos sols en produits chimiques et à polluer l’eau.

Que serait aujourd’hui notre région si les pratiques viticoles actuelles avaient été la norme depuis le début de la viticulture, il y a plus de deux millénaires ?

L’article complet se trouve dans le blog de Dominique Kuster: T’as où la vigne (ici).

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